Défense extérieure contre l'incendie

« Penser l'avenir du territoire dans l'intérêt des habitants »

Dix-huit communes du SIVOM de Recey-sur-Ource ont signé leurs arrêtés municipaux et remis leurs schémas de Défense Extérieure Contre l'Incendie aux représentants de l'État et du SDIS de Côte-d'Or.

La Défense Extérieure Contre l'Incendie (DECI) a pour objet d'assurer l'alimentation en eau des moyens des services d'incendie et de secours en fonction des besoins résultant des risques à prendre en compte. C'est une compétence de la commune à laquelle est assodé un pouvoir de police spécifique du maire. Sur le site du pôle scolaire Claude Lévi-Strauss à Recey-sur-Ource, dix-huit des dix-neuf communes du Syndicat Intercommunal à VOcations Multiples (SIVOM) ont paraphé leurs arrêtés municipaux en présence des représentants de l'État et remis leurs schémas communaux « made in » DECI aux représentants du SDIS: Beneuvre, Bure-les-Templiers, Buxerolles, Chambain, Essarois, Faverolles-lès-Lucey, Les Goulles,Gurgy-la-Ville, Gurgy-le-Château, Leuglay, Lignerolles, Lucey, Menesble, Montmoyen, Recey-sur-Ource, Saint-Broingles-Moines, Terrefondrée et Voulaines-les-Templiers.

Réalisé dans les communes, ce travail fait suite à la modification du Règlement Départemental de Défense Extérieure contre l'Incendie, promulgué par la préfète de Côte-d'Or en juin dernier. L'objectif de l'arrêté municipal étant de recenser à la fois les risques de la commune mais aussi les moyens disponibles pour faire face aux différents risques. Cet arrêté est obligatoire pour les communes. Au-delà de l'identification des risques, le schéma met en évidence les carences au regard du cadre réglementaire et dresse les différentes solutions pour améliorer les situations. C'est un outil de prospective et de planification, car il permet aux collectivités d'avoir une vision globale et de s'organiser pour répondre aux attentes du RDDEI. Via sa fonction de vice-président au SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours), le président du SIVOM recéen a été un membre actif dans la rédaction de ce RDDEI via un comité de pilotage animé par le capitaine Theurel et le lieutenant Pageot, sous l'égide de la directrice de cabinet de la préfecture Pauline Jouan. Dans la foulée, Laurent Schembri a engagé dix-huit communes dans cette démarche visant à se doter « d'un outil de prospective, de réflexion et surtout de planification » avec l'accompagnement du cabinet Bafu et le concours des services du SDIS autour du commandant Delpas. « Cette coordination, comme nous avons pu le faire au niveau de notre syndicat, est intéressante car elle permet une mutualisation dans les coûts, dans les échanges et sans doute aussi une efficacité accrue" a-til-expliqué, "pas certain que si nous étions partis chacunde notre côté, nous ayons aujourd'hui dix-huit schémas ».

Profitant de l'événement, Laurent Schembri a subtilement mis en perspectives son intervention pour « une nouvelle fois » apporter la preuve « qu'il est possible, aujourd'hui encore, pour nos communes d'exister; qu'il est possible sur notre territoire d'avoir les mêmes outils que des communes plus importantes; qu'il est possible de progresser et d'avancer ; que notre organisation de proximité, à travers le SIVOM, doit être un atout pour renforcer nos communes et jouer un rôle de facilitateur, d'initiateur et d'expertise ». Et d'enfoncer le clou en direction des représentants de l'État, la directrice de cabinet Pauline Jouan et le sous-préfet Joël Bourgeot, et des partenaires institutionnels en insistant sur le « besoin de confiance dans un discours de vérité réciproque ». L'air d'Unus pro omnibus (« Un pour tous, tous pour un » d'après les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas) flottant dans l'air, Laurent Schembri signait à la pointe de son discours le seul objectif de cette démarche : "penser l'avenir du territoire dans l'intérêt des habitants': Les officiels présents reprenant en choeur cette ambition.

« Chaque schéma offre une vraie analyse des risques dans chaque commune et une meilleure sécurité pour les habitants. C'est un outil de prévision essentiel » dira le colonel Jean Chauvin, patron du SDIS. « Vos petites communes sont grandes par leur dynamisme. Cet outil pratique permet à chaque maire de mieux connaître son territoire communal » ajoutera le président du SDIS Vincent Dancourt. Le sous-préfet Joël Bourgeot saluant « l'attitude constructive des élus dans la démarche ». Leur investissement, autour de Laurent Schembri, étant particulièrement apprécié par Pauline Jouan. « Pour vous, c'est un aboutissement. Vous avez été parmi les premières communes du département à vous engager. Nous espérons que la dynamique va s'enclencher ailleurs et que votre engagement va faire école » souhaita la directrice de cabinet de la préfecture. Son souhait sera bientôt exaucé par les communes du SIVOM d'Aignay-le-Duc présidé par Henri Julien.
DAVID VERMASSEN

 

Le travail des pompiers facilité en cas d'incendie

La sécurité des habitants était au coeur d'un rendez-vous qui a réuni pompiers et maires du Sivom de Recey-sur-Ource. Explications. la suite du nouveau Règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie (RDDECI), 18 communes
du syndicat intercommunal à vocations multiples (Sivom) de Recey-sur-Ource ont signé un arrêté municipal relatif à la Défense extérieure contre l'incendie (DECI) et ont remis les schémas communaux de défense extérieure contre l'incendie au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis). Si l'écriture de l'arrêté est obligatoire, la réalisation d'un schéma ne l'est pas. « Vous êtes parmi les tout premiers à avoir pris cet arrêté et fait ces schémas », les a félicités Pauline Jouan, directrice de cabinet de la préfète de la Région.
« Il s'agit d'une démarche importante », comme l'explique Laurent Schembri, président du Sivom de Recey-sur-Ource et maire de Faverolles-lès-Lucey. « Tout d'abord parce qu'il s'agit de la sécurité de nos concitoyens, des biens comme des personnes. [...] Ensuite, parce que cet exercice
permet de dresser un état des lieux [...] Enfin, parce que cela permet d'avoir un outil de prospective, de réflexion et surtout de planification. » Et d'ajouter : « Pour concrétiser cette démarche, nous nous sommes fait accompagner par le cabinet Bafu et nous avons, avec le concours du Sdis), construit une méthodologie »

Vers une rationalisation de l'utilisation de l'eau

Un schéma communal de défense extérieure contre l'incendie met en évidence les secteurs pour lesquels il y a un risque dans une commune. On trouve dans ce document la liste des points d'eau qui permettent de couvrir la conunune, des renseignements sur les divers poteaux d'incendie (leur débit notamment, ndlr), les réserves incendie, différents plans (permettant de localiser notamment la ressource en eau, les bâtiments à risque, les secteurs où il y aurait besoin de renforcer la défense incendie, etc.). « Il y a un véritable intérêt opérationnel à plusieurs titres. On va pouvoir travailler avec la commune sur la défense incendie de l'ensemble du village. [...] On va partager aussi nos informations sur les voies d'eau. [...] À terme, cela va nous permettre d'avoir une vue très claire des rues, des bâtiments qui sont couverts de ceux qui ne le sont pas - derrière, cela devrait aboutir à une gestion informatique rue par rue - de façon à
envoyer les moyens au plus près de ce qu'on va avoir besoin réellement sur le terrain », précise le capitaine Theurel. Et au colonel Jean Chauvin de souligner : « Un des objectifs de ces schémas est de fournir une analyse des besoins en eau : en quantité et en localisation géographique, c'est-à-dire la distance par rapport au point d'eau, ce qui va définir notre manière de travaille et le nombre de véhicules que l'on va envoyer [...] Ce schéma, c'est aussi un outil de prévision ; il traite les choses sur l'ensemble de la commune et permet d'avoir une meilleure sécurité. [...] C'est l'intérêt du Sdis d'avoir un canevas plus précis qu'aujourd'hui et qui nous permet d'envoyer des moyens plus adaptés, plus justes que ce que l'on peut faire maintenant ». Et si besoin, cela permettra aux pompiers ne venant pas du centre de secours territorialement compétent là où se situe un incendie, de s'appuyer sur ce document, en cas d'intervention.

C'est l'intérêt du Sdis d'avoir un canevas plus précis qui nous permet d'envoyer des moyens plus adaptés.

Colonel Jean Chauvin, directeur départemental du SDIS

Astrid Gayet.

 

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